Parti Communiste Français Section de Saint-Martin d’Hères
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Les syndicalistes du PAME, liés organiquement au PC Grec, lance un appel à la lutte depuis l’Acropole : « Les peuples ont le pouvoir et ne se rendent jamais. Organisez la contre-attaque ! »

juin 2011, par Saint Martin d’Hères

« Les peuples ont le pouvoir et ne se rendent jamais. Organisez la contre-attaque ! » était le mot d’ordre écrit en Grec et en Anglais sur la banderole que le Front militant des travailleurs (PAME) a accroché en haut de l’Acropole le 27 juin, à la veille de la grève de 48 heures contre les mesures anti-populaires et brutales du gouvernement social-démocrate, de l’UE et du FMI, qui commence le mardi 28 juin et qui devrait être suivie sur tous les lieux de travail.

A l’aube, plusieurs centaines de militants et de cadres du PAME ont mené une occupation symbolique de l’Acropole en déployant deux énormes banderoles.

Cette initiative du PAME a eu un impact très positif non seulement sur les travailleurs Grecs mais aussi sur les touristes qui visitaient le pays et l’Acropole. L’accès des touristes à l’Acropole a été autorisé dans le cadre de l’occupation symbolique des forces du PAME.

Le PAME note dans son communiqué : « Nous appelons les travailleurs, les jeunes, les chômeurs et les femmes à réaliser un soulèvement populaire. Nous luttons avec les peuples du monde entier contre la barbarie capitaliste. Les mesures brutales qui mènent le peuple à la ruine ne doivent pas passer. »

Dans l’après-midi, les forces du PAME ont organisé des rassemblements et des collages pour appeler à la grève dans de nombreux quartiers d’Athènes tout comme dans d’autres villes Grecques.

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Traduction AC

Retrouvez la video de nos camarades du PAME !

http://www.youtube.com/watch?v=vGRm...

Communiqué du KKE, le 28 juin 2011 : Traduction MA

Après un débat de trois jours au Parlement, le gouvernement remanié a obtenu le mardi 22 juin un vote de confiance avec les votes des députés du PASOK.

155 membres du Parlement sur les 298 qui ont pris part à la procédure ont apporté leur vote de confiance au gouvernement contre 143 qui lui ont refusé.

La secrétaire-générale du Comité central du KKE, Aleka Papariga, a dénoncé les dilemmes, en forme d’intimidations, présentés aux travailleurs Grecs par l’UE et le gouvernement :

« L’ultimatum de l’UE, de l’Eurozone ne s’adresse pas au gouvernement Grec, qui l’a accepté il y a bien longtemps, mais au peuple Grec. Il dit : baissez la tête, si vous n’acceptez pas, vous n’aurez pas le cinquième versement. »

Aleka Papariga a noté encore : « Nous considérons que le peuple Grec doit livrer son propre ultimatum. C’est la meilleure chose qu’il puisse faire.

Il ne peut y avoir de re-négociation radicale dans le cadre de l’UE. Il y a également des partis d’oppositions qui font de telles suggestions au gouvernement.

C’est soit une pseudo-solution simpliste soit une position qui ignore la nature de l’UE. Je dirais plutôt qu’il s’agit d’une ignorance délibérée de la véritable nature de cette alliance prédatrice, comme nous l’appelons, même si il s’agirait d’une expression bien modérée au vu de la situation actuelle. »

« Donc le peuple Grec doit livrer son propre ultimatum. Nous pouvons prendre note du fait que ce sont l’UE, les gouvernements de la ND et du PASOK, la bourgeoisie grecque – toutes ses fractions, industriels, armateurs, banquiers, marchands, etc. – qui ont une dette envers le peuple Grec. »

Depuis la tribune parlementaire, la secrétaire générale du Comité central du KKE a appelé les travailleurs à ignorer les dilemmes-intimidations et à prendre part activement à la lutte : « maintenant que le peuple a ouvert les yeux et que la peur éveille les consciences – car il existe aussi la peur du licenciement – le KKE défend de façon encore plus intensive la position selon laquelle le peuple doit prendre possession des moyens de production ainsi que des ressources naturelles ».

Les forces sur des positions de classe rassemblés dans le PAME appellent à une grève de 48 heures [débutant ce mardi 28 juin]dès que le gouvernement aura porté au Parlement le nouveau paquet de mesures anti-populaires.

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