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La lutte continue en Grèce, toujours menée par le PC Grec et son syndicat PAME, avec le succès massif de la grève générale du 23 février

février 2011, par Saint Martin d’Hères

La grève générale qui a été organisée en Grèce a connu un succès massif. Une fois de plus, le PAME a joué un rôle dirigeant dans les usines, les commerces, les bateaux, sur tous les lieux de travail.

Des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, de retraités, de chômeurs, de jeunes, d’immigrés, de travailleurs indépendants ont participé d’une façon massive et militante, dans une des grèves les plus importantes de ces dernières années, aux cortèges de grévistes du Front militant des travailleurs (PAME).

Le Rassemblement militant des agriculteurs (PASY), le Rassemblement anti-monopoliste national des travailleurs indépendants et des petits commerçants (PASEVE), de la Fédération des femmes grecques (OGE) et du Front militant des étudiants (MAS) ont également participé aux défilés du PAME qui se sont tenus à Athènes et dans 72 villes Grecques au total.

Les travailleurs ont rejoint les rangs des syndicats de classe d’une façon massive, apportant leur réponse aux politiques anti-populaires du gouvernement des sociaux-démocrates du PASOK, du capital, de l’UE, du FMI et des partis de la ploutocratie qui les soutiennent.

Dès l’aube, de nombreux piquets de grève étaient montés devant les grandes usines et sur les lieux de travail – des « ghettos » pour garantir le succès de la grève, afin que les travailleurs puissent avoir le soutien nécessaire pour briser l’intimidation patronale dans la pratique.

Il faut avoir en tête que, lors de cette grève, les menaces de licenciement brandies par le patronat, en pleine coopération avec les syndicats de collaboration de classe, ont été plus intenses que jamais auparavant, avec comme objectif de saper la grève par tous les moyens possibles.

Néanmoins, ces menaces ont été mises en échec. Les forces sur des positions de classe sont prêtes à répondre à toute tentative éventuelle des employeurs de procéder à des licenciements ou à d’autres mesures contre les travailleurs après cette grève.

Dans le discours central de la manifestation, Giorgios Skiadiotis, membre du secrétariat exécutif du PAME, a évoqué entre autres :

« Nous demandons que le gouvernement cesse immédiatement les plans qu’il a préparés et menés pour la suppression des conventions collectives, la remise en cause définitive de la journée de 8 heures, du dimanche comme jour chômé.

Nous vous appelons à une lutte continue dans chaque usine, dans chaque industrie, afin que nous puissions construire un puissant front de résistance.

Nous demandons ici et maintenant des mesures pour la protection des chômeurs, des jeunes couples sur la base de nos propositions. Nous ne devons pas permettre et nous ne permettrons pas une nouvelle dégradation de nos droits à la sécurité sociale et aux services sociaux. Notre mouvement a des racines profondes et un grand avenir.

Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas renversé non seulement les mémorandums, les lois anti-populaires et les gouvernements mais la matrice qui les engendre, soit la propriété capitaliste.

Ceux qui pensent que nous pouvons résister et battre le « talon de fer » des monopoles à travers des actions hâtives, mal coordonnées et mal préparées n’ont aucune idée de ce qu’est la lutte de classe ou alors trompe le peuple.

Que suggèrent en fait à la place du gouvernement du PASOK ceux qui nous appellent à la grève juste pour chasser le gouvernement du PASOK ? Un nouveau patron à la place du patron actuel ?

De faire tomber « Moubarak » et laisser un autre « Moubarak » prendre sa place comme cela s’est passé en Egypte ? La question pour le peuple n’est pas de changer le personnel politique de la bourgeoisie pendant que les monopoles maintiendraient leurs positions mais de faire changer le pouvoir de mains. C’est-à-dire, une lutte pour une autre ligne politique et pour un pouvoir ouvrier et populaire. Si le mouvement manque d’une telle orientation, les luttes seront menées dans une impasse, elle se dégonfleront ».

G.Skiadotis a également fait référence au soutien internationaliste et à la solidarité de classe avec le PAME, exprimés par les messages de dizaines de syndicats et de confédérations de classe venant du monde entier.

La manifestation de masse a été bien protégée contre l’activité d’agents provocateurs visant le Parlement. A Athènes, une délégation du Comité central du KKE, menée par la camarade Aleka Papariga, secrétaire générale du CC du KKE, a participé au rassemblement.

Les manifestants ont décidé d’un nouveau rassemblement militant pour le 10 mars. En ce jour, plusieurs activités, de grosses manifestations se tiendront dans le centre d’Athènes et dans d’autres villes, ainsi qu’à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

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