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Décès de la présidente centenaire du PC Argentin, Fanny Edelman, brigadiste internationale en Espagne et ancienne présidente de la Fédération démocratique internationale des femmes

novembre 2011, par Saint Martin d’Hères

C’est avec une profonde tristesse que les communistes argentins ont appris ce mardi 1er novembre le décès de la présidente du Parti communiste argentin Fanny Edelman quelques mois après qu’elle a fêté son centième anniversaire.

Née en 1911 au sein d’une famille d’immigrants russes, Fanny Jabcovsky développe sa conscience politique auprès de cercles intellectuels de gauche durant la dictature du général Uriburu dans les années 1930 et adhère au Parti communiste dès 1934.

Elle milite dans un premier temps dans des mouvements de solidarité avec les prisonniers politiques victimes du fascisme avant d’intégrer le Secours rouge international.

Mariée en 1936 à Bernardo Edelman, syndicaliste du bâtiment, elle organise dès lors des campagnes de collectes de fond pour l’Espagne républicaine et intègre avec son mari en septembre 1937 les Brigades internationaleset participe à la défense de la république espagnole.

Après son retour au pays en 1938, Fanny Edelman sera une animatrice inlassable de mouvements de solidarité internationale avec les peuples en lutte contre l’impérialisme. De l’Union soviétique à la Chine, du Viet-nam à Cuba, du Chili au Nicaragua, Edelman sera de toutes les campagnes de soutien aux processus révolutionnaires et aux mouvements de libération nationale

Fondatrice de l’Union des femmes argentine en 1947, pionnière de la lutte pour les droits des femmes, son activité est reconnue internationalement en 1972 lorsqu’elle prend la tête de la Fédération démocratique internationale des femmes.

C’est sous sa direction que la collaboration avec les organismes de l’ONU, tels que l’UNESCO et l’UNICEF, et l’OIT s’intensifie, permettant de faire avancer les droits des femmes sur les quatre continents.

C’est sous son impulsion qu’est adoptée en 1977 par l’ONU la Journée internationale de la femme, le 8 mars, suivant l’idée de Clara Zetkin et la date choisie par Lénine pour instituer cette journée dans le premier pays l’ayant adoptée, l’Union soviétique.

Défenseur des droits des femmes en particulier et de l’Homme en général. C’est elle qui en 1978 présente devant la Commission des droits de l’Homme de l’ONU à Genève le teémoignage de centaines de proches et de victimes du terrorisme d’État en Argentine.

Contrairement à d’autres, elle n’a jamais renié ses convictions communistes, les revendiquant au contraire fièrement, et jamais abandonné ses activités militantes tant au niveau de sa province de Cordoba qu’à la tête du Parti où elle occupait la fonction honorifique de présidente.

Elle restait impliquée dans les débats du Parti dans lesquels elle soutenait la nécessité de conserver l’autonomie du Parti communiste dans le cadre d’un soutien critique au gouvernement de Cristina Fernandez.

Le secrétaire-général du Parti communiste, Patricio Etchegaray, a sobrement rendu hommage à une militante à la« vie longue, intense et toujours dévouée à des causes nobles ».

Combattante du droit des femmes et de l’Homme, militante anti-impérialiste et anti-fasciste, brigadiste internationale, militante communiste tout simplement, Fanny Edelman s’est dévouée toute sa vie durant aux « causes les plus nobles », celles qu’ont épousé les communistes et les progressistes d’Argentine et du monde entier.

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