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	<title>Parti Communiste Fran&#231;ais Section de Saint-Martin d'H&#232;res</title>
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	<description>Saint-Martin d'H&#232;res, Gi&#232;res, Poisat, Venon, Saint-Martin d'Uriage, Uriage</description>
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		<title>Parti Communiste Fran&#231;ais Section de Saint-Martin d'H&#232;res</title>
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		<title>Comm&#233;moration du 11 novembre 2019</title>
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		<description>Elle se d&#233;roulera lundi 11 novembre 2019 &#224; 11h00 au monument aux morts de la guerre de 1914 - 1918. Parvis de l'&#233;glise &#224; SMH. Comme &#224; son habitude, la section de Saint-Martin-d'H&#232;res d&#233;posera une gerbe. Entre 1914-1918, la nomm&#233;e &#171; grande guerre &#187;, au cours de laquelle les imp&#233;rialistes ont jet&#233; les travailleurs les uns contre les autres, en contradiction avec leur propre int&#233;r&#234;t de classe, a fait plus d'un million de morts. Aujourd'hui la situation internationale est pr&#233;occupante. La phrase de Jean (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.pcf-smh.fr/IMG/arton1070.jpg&quot; width='122' height='150' style='height:150px;width:122px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elle se d&#233;roulera lundi 11 novembre 2019 &#224; 11h00 au monument aux morts de la guerre de 1914 - 1918. Parvis de l'&#233;glise &#224; SMH. Comme &#224; son habitude, la section de Saint-Martin-d'H&#232;res d&#233;posera une gerbe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre 1914-1918, la nomm&#233;e &#171; grande guerre &#187;, au cours de laquelle les imp&#233;rialistes ont jet&#233; les travailleurs les uns contre les autres, en contradiction avec leur propre int&#233;r&#234;t de classe, a fait plus d'un million de morts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui la situation internationale est pr&#233;occupante. La phrase de Jean Jaur&#232;s, assassin&#233; en juillet 1914, reste plus juste que jamais : &lt;strong&gt;&#171; Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nu&#233;e porte l'orage &#187;.&lt;/strong&gt;
Comme avant 1914, la logique d'affrontement inter-imp&#233;rialiste, multipliant les zones &#171; chaudes &#187; sur la plan&#232;te, s'aggrave entre puissances de nature diff&#233;rente mais qui, toutes, suivent un mode capitaliste de d&#233;veloppement et d'expansion (USA, Union Europ&#233;enne, France, etc, Russie et Chine comprises). Les enseignements de la premi&#232;re guerre mondiale (qui devait &#234;tre la &#171; der des ders &#187;) doivent &#234;tre incessamment rappel&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En ce qui nous concerne, nous retenons qu'apr&#232;s Marx, L&#233;nine, a montr&#233; que l'aspiration des peuples travailleurs &#224; la paix, dans l'internationalisme, passait par la lutte contre le capitalisme et l'imp&#233;rialisme dans chaque pays, de son propre pays. &lt;/strong&gt; Ainsi, la trahison des partis socio-d&#233;mocrate jetant la classe ouvri&#232;re dans une union sacr&#233;e pour la guerre et l'aspiration &#224; lutter contre le capitalisme meurtrier ont conduit les travailleurs &#224; la &lt;strong&gt;cr&#233;ation des partis communistes dont le PCF avec ses 21 conditions en 1920. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le congr&#232;s de Tours a ouvert la voie au combat internationaliste et anticolonialiste du PCF qui est toujours le n&#244;tre.&lt;/strong&gt; La 8&#232;me condition indique notamment : &lt;i&gt;&#171; &#8230; Tout Parti appartenant &#224; la III&#232;me Internationale a pour devoir de d&#233;voiler impitoyablement les prouesses de &#171; ses &#187; imp&#233;rialistes aux colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait, tout mouvement d'&#233;mancipation dans les colonies&#8230; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi est n&#233; le parti afin d'organiser la classe ouvri&#232;re et ses alli&#233;s objectifs pour lutter contre le capitalisme et ses plaies, et pour aller vers le socialisme comme phase transitoire du communisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous f&#234;terons les 100 ans de notre parti l'ann&#233;e prochaine. Pour ce qui concerne notre section, ce sera le dimanche 2 f&#233;vrier 2020 &#224; l'Heure Bleue. Rappelons-nous il y a 10 ans nous f&#234;tions les 90 ans de notre parti avec notre ami et camarade Henri Alleg.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hommage &#224; Charles Duquesnoy, Saint-Andr&#233;-en-Barrois Meuse 55</title>
		<link>https://www.pcf-smh.fr/Hommage-a-Charles-Duquesnoy-Saint.html</link>
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		<dc:date>2017-08-28T15:37:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>Saint Martin d'H&#232;res</dc:creator>



		<description>Saint Andr&#233; en Barrois, Le 26/08/2017, Hommage rendu &#224; l'occasion du stage de formation d'&#233;t&#233; organis&#233; par les initiateurs du texte alternatif n&#176;4 lors du 37&#232;me congr&#232;s. &#201;crit et lu par Alain Girard. Juillet 1940, le Nord Pas de calais devient la Zone interdite et se trouve rattach&#233;e au commandement allemand de Bruxelles. Dans la m&#234;me p&#233;riode, en Alsace Lorraine, la fronti&#232;re de 1871 est r&#233;tablie, la Lorraine est coup&#233;e en 2. La Moselle est rattach&#233;e au territoire de Sarre Palatinat, c'est l'annexion. (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.pcf-smh.fr/IMG/arton924.jpg&quot; width='112' height='150' style='height:150px;width:112px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Saint Andr&#233; en Barrois,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 26/08/2017,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hommage rendu &#224; l'occasion du stage de formation d'&#233;t&#233; organis&#233; par les initiateurs du texte alternatif n&#176;4 lors du 37&#232;me congr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;crit et lu par Alain Girard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Juillet 1940, le Nord Pas de calais devient la Zone interdite et se trouve rattach&#233;e au commandement allemand de Bruxelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la m&#234;me p&#233;riode, en Alsace Lorraine, la fronti&#232;re de 1871 est r&#233;tablie, la Lorraine est coup&#233;e en 2. La Moselle est rattach&#233;e au territoire de Sarre Palatinat, c'est l'annexion. Les richesses industrielles et mini&#232;res, comme celles du Nord, expliquent &#233;videmment la place accord&#233;e par le pouvoir nazi dans le cadre du Reich mill&#233;naire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour tenir en mains la Lorraine fran&#231;aise, un pr&#233;fet collabo, fervent anti communiste, Jean Schmidt qui d&#233;ploiera tout son z&#232;le dans les d&#233;partements demeur&#233;s fran&#231;ais mais constituant la Zone r&#233;serv&#233;e, il d&#233;clarera &#171; cette amputation doit &#234;tre accept&#233;e par le patient et ex&#233;cut&#233;e vite pour ne pas &#234;tre recommenc&#233;e ou &#233;tendue &#187;. Tout &#233;tait dit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3 Corps d'arm&#233;es allemands occupent la Meurthe et Moselle particuli&#232;rement d&#233;vast&#233;e par les combats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Dans le Nord Pas de calais c'est le Pr&#233;fet Fernand Carles qui officie avec le m&#234;me engouement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'&#233;vocation de ces r&#233;gions, ces particularit&#233;s : industries et agriculture et de fait, c'est &#224; un mouvement syndical puissant, un Parti Communiste fran&#231;ais et ses militants tr&#232;s actifs et structur&#233; que se trouve confront&#233; le pouvoir nazi et ses sbires fran&#231;ais et autres fid&#232;les serviteurs de cette classe bourgeoise qui avait choisi Hitler plut&#244;t que le front populaire, choix de caste, de classe, choix de la trahison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Meuse demeure le point faible de par sa tr&#232;s faible industrialisation et son isolement g&#233;ographique, la r&#233;sistance conna&#238;t de nombreuses difficult&#233;s, cependant dans ce territoire diff&#233;rents mouvements &#233;mergent : essentiellement de ce qui allait devenir la mouvance gaulliste et celle des communistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La faiblesse organisationnelle du PCF, de ses effectifs, une r&#233;pression f&#233;roce, active et efficace parviennent &#224; quasiment liquider toute notre organisation dans ce d&#233;partement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant dans les environs, le groupe de Giovanni Paci, communiste, sabote la centrale &#233;lectrique qui alimente le haut fourneau d'Aubou&#233;, c'est avec l'appui de la pr&#233;fecture de P&#233;tain que le groupe est d&#233;mantel&#233;, des otages ex&#233;cut&#233;s. Le groupe Marcel Simon, ouvrier chaudronnier communiste, prend la rel&#232;ve, les sabotages contre l'appareil de production sont spectaculaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;sistance, de fait, se militarise, la lutte arm&#233;e se dessine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Juillet 1941, le groupe Mario, communiste, en Moselle, met en place les premiers groupes de combat, les d&#233;p&#244;ts d'armes, l'aide au passage des r&#233;fractaires et toujours les sabotages. 2000 membres, l'hiver 1943-1944, le groupe est quasiment an&#233;anti, 752 camarades sont arr&#234;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les mineurs du Nord Pas de Calais ont men&#233; au bout la gr&#232;ve et la terminent en r&#233;clamant des armes, sans oublier les gr&#232;ves qui touchent des usines du Nord, mouvement anim&#233; par les femmes du textile essentiellement, au prix d'une r&#233;pression d'une sauvagerie sans nom, en Lorraine, la classe ouvri&#232;re paie &#233;galement le prix. Sur les 752 arr&#234;t&#233;s, 57% sont des ouvriers d'usine, 22% des mineurs (charbon et fer), 11% des cheminots et parmi eux, une centaine de camarades italiens et une cinquantaine de camarades polonais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, Lorraine et Nord Pas de Calais, la lutte pour la Lib&#233;ration nationale et au-del&#224; pour nombre d'entre eux, le combat pour une soci&#233;t&#233; d&#233;barrass&#233;e des antagonismes de classe, cette lutte est celle de la classe ouvri&#232;re et de ses &#233;l&#233;ments les plus conscients, les plus avanc&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s lors, la Meuse voit une r&#233;pression terrible, le PCF est en voie de disparition, avant guerre, il ne recueille que 3% des voix, ses dirigeants sont tous tomb&#233;s les 21 et 23 juin 1941 et seront intern&#233;s au camp de Compi&#232;gne, vous imaginez ce qu'ils sont devenus et pourtant le Maquis d'Argonne tient bon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le maquis regroupe 1080 combattants, parmi eux 250 &#233;trangers, polonais mais &#233;galement sovi&#233;tiques, &#233;vad&#233;s des mines de fer o&#249; ils ont &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que s'approche le 100&#232;me anniversaire de la r&#233;volution d'Octobre 17, nous pouvons aujourd'hui rendre hommage aux Groupe Stalingrad du maquis d'Argonne, 37 &#233;vad&#233;s des camps lorrains, 37 soldats de l'Arm&#233;e rouge. Hommage au groupe Tchapaiev, encore du Maquis d'Argonne dont la m&#233;moire est aujourd'hui enfouie dans un silence &#233;tonnant&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nos camarades de la cgt Meuse ont initi&#233; le rappel &#224; la m&#233;moire ouvri&#232;re, ici m&#234;me, l'an pass&#233; et le feront &#224; nouveau cette ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre hommage et l&#224;, il faut aller lire la presse russe, comment ne pas saluer ces femmes h&#233;ro&#239;ques, le mot reste si faible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1er Mai 1944, Thil, mine de fer, &#224; 90 kms d'ici, 37 femmes, toutes originaires des R&#233;publiques d'Union sovi&#233;tique, d&#233;port&#233;es l&#224;, d&#233;filent, elle ont fabriqu&#233; en cachette leur drapeau rouge, elle portent au front des foulards de la m&#234;me couleur. Du train qui les am&#232;ne sur le lieu d'esclavage, elles osent marcher jusqu'&#224; la mine en chantant notre chant, notre Internationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Honneur aux 37 femmes du d&#233;tachement Rodina, qui, en pleine nuit, finissent par s'&#233;vader, marchent 90 kms et rejoignent&#8230; Le maquis d'Argonne o&#249; elles exigeront de participer aux combats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, d&#233;capit&#233;e, la direction de la R&#233;sistance communiste se r&#233;organise, Charles Duquesnoy et 9 autres camarades ont rejoint la Meuse pour r&#233;tablir l'organisation du parti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Venus du Pas de calais, les 10, vous l'aurez devin&#233;, sont tous des ouvriers, des mineurs, comme leurs fr&#232;res de combat en Lorraine, le charbon, le Fer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Ils sont les FTPF.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pourrait dire ici, pour reprendre un chef d'&#339;uvre de la litt&#233;rature sovi&#233;tique, que chez nous, c'est avec eux, par eux, que &#171; L'acier fut tremp&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Belgique, Allemagne, Luxembourg, les 3 fronti&#232;res de proximit&#233; de cette Meuse qui nous accueille ces jours ci. 3 nations o&#249;, l&#224; &#233;galement, la R&#233;sistance communiste fut d&#233;terminante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nos camarades venus de Belgique et du Luxembourg en savent quelque chose !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles Duquesnoy, mineur ouvrier, tombe ici, il a combattu aux c&#244;t&#233;s de Catherine Varlin, charg&#233;e d'organiser les &#233;vad&#233;s sovi&#233;tiques, future journaliste de L'Humanit&#233;, alors organe central de notre parti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles Duquesnoy, devait-il demeurer dans les tr&#233;fonds de l'Histoire, comme d&#233;sormais dans bien trop d'endroits, la m&#233;moire s'efface, est gomm&#233;e, volontairement, sciemment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cet instant, celui qui devrait &#234;tre celui de la minute de silence , je vous demande de fermer les yeux, quelques instants, et d'entendre :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guy Moquet, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Danielle Casanova, morte au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gabriel P&#233;ri, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eus&#233;bio Ferrari, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hersz Pawlowski, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Manoukian et ceux de l'Affiche rouge, morts au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olga Bancic, morte au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Georges Politzer, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Emilienne Mopty, morte au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pierre Semard, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Colonel fabien, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Joseph Epstein, mort au combat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous les avez revus, j'en suis certain, notre Histoire, celle qui nous a &#233;t&#233; transmise fait ce que nous sommes : des communistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ET d&#233;sormais nous pouvons ajouter , Charles Duquesnoy et ceux du maquis d'Argonne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes les descendants du Parti des Fusill&#233;s, nous en sommes le prolongement, les reconstructeurs dirait la presse. Notre combat est celui de celles et ceux qui n'acceptent pas que, devenus ignorants de notre propre pass&#233;, nous nous condamnerions &#224; le revivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes l&#224;, avec nos drapeaux rouges, comme celui des 37 femmes sovi&#233;tiques, comme celui des soldats de l'Arm&#233;e rouge enterr&#233;s &#224; Valleroy en Meurthe et Moselle, morts en esclavage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Il y a quelques jours, autres anniversaires, Hiroshima, Nagasaki, folie meurtri&#232;re d'un Etat qui en 2017, envisage de bombarder le monde, de la Cor&#233;e du Nord au V&#233;n&#233;zuela et que dire de l'Irak, de la Libye, de la Syrie, que dire de ce nouvel imp&#233;rialisme qui se voit s'accoupler &#224; leur Union Europ&#233;enne, celle-ci amarr&#233;e &#224; un Donald Trump, pas bien pire que ces pr&#233;d&#233;cesseurs qui cependant lessivent leurs conscience, faudrait il oublier que sous Obama, sous Clinton et sous Bush, p&#232;re et fils, Mumia pourrit toujours en prison, comme des milliers de ses fr&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le capitalisme c'est la guerre, l'imp&#233;rialisme c'est la fin de tout. Alli&#233;s de toujours contre les peuples, ennemis de demain pour les profits et les tranch&#233;es pour qui ? Verdun , c'est &#224; 20 kms d'ici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 23 septembre, dans toute la France, il s'agira de porter le combat pour la paix, pour le d&#233;sarmement nucl&#233;aire, &#224; commencer par chez nous, pour s'opposer &#224; ces &#171; op&#233;rations ext&#233;rieures &#187; au relent colonialiste et de pillages, pour porter l'exigence imm&#233;diate de la sortie de la France de l'Otan, cette arme de destruction massive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons ce devoir de conna&#238;tre, de transmettre ce qui fait notre raison d'&#234;tre : R&#233;sister et Vaincre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ignorons tout ou presque, des 10 du Pas de calais, nous savons que Charles Duquesnoy avait 22 ans, &#224; quoi r&#234;vait-il &#224; 22 ans, &#224; quoi r&#234;vions-nous ou r&#234;vons-nous &#224; cet &#226;ge ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A quoi r&#234;vait sa petite fille, sa femme qui accouchera de leur second enfant en &#233;tant veuve ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles Duquesnoy a, aujourd'hui, repris sa place dans notre Histoire, nous ignorons bien s&#251;r ce qu'il aurait pens&#233; de nos jours alors, contentons-nous d'&#234;tre fid&#232;les &#224; ce qui l'a amen&#233; au sacrifice ultime :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LE SOCIALISME POUR LA FRANCE !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Les bases sociales de la question f&#233;minine &#187;, par Alexandra Kollontai (extraits)</title>
		<link>https://www.pcf-smh.fr/8-mars-Journee-internationale-de.html</link>
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		<dc:creator>Saint Martin d'H&#232;res</dc:creator>



		<description>Nous vous proposons ci-dessous des extraits du texte fondamental d'Alexandra Kollontai de 1909 : &#171; Les bases sociales de la question f&#233;minine &#187;. Son objectif : d&#233;truire l'id&#233;e de l'existence d'un &#171; mouvement f&#233;ministe &#187; trans-classiste pour souligner l'existence de deux &#171; mouvements f&#233;minins &#187;, chacun li&#233; aux int&#233;r&#234;ts des classes antagonistes. Une illustration r&#233;cente de ce constat ? Les &#233;lections am&#233;ricaines de 2016. Si Trump ne cache pas son machisme, voire sa goujaterie, Hillary Clinton s'est affich&#233;e (...)

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&lt;a href="https://www.pcf-smh.fr/-Histoire-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.pcf-smh.fr/IMG/arton916.jpg&quot; width='108' height='150' style='height:150px;width:108px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous vous proposons ci-dessous des extraits du texte fondamental d'Alexandra Kollontai de 1909 : &#171; Les bases sociales de la question f&#233;minine &#187;. Son objectif : d&#233;truire l'id&#233;e de l'existence d'un &#171; mouvement f&#233;ministe &#187; trans-classiste pour souligner l'existence de deux &#171; mouvements f&#233;minins &#187;, chacun li&#233; aux int&#233;r&#234;ts des classes antagonistes.
Une illustration r&#233;cente de ce constat ? Les &#233;lections am&#233;ricaines de 2016. Si Trump ne cache pas son machisme, voire sa goujaterie, Hillary Clinton s'est affich&#233;e militante f&#233;ministe. Mais de quel f&#233;minisme ? D'un f&#233;minisme de symboles qui permet &#224; des Thatcher, Lagarde ou Clinton d'appliquer les politiques antisociales, militaristes qui &#233;crasent les peuples, notamment les femmes, et renforcent les in&#233;galit&#233;s, les discriminations existantes &#233;tant instrumentalis&#233;es pour renforcer l'exploitation. La fille de Trump suit le m&#234;me chemin. Alexandra Kollonta&#239; fut ministre de la Sant&#233; du premier gouvernement sovi&#233;tique, qui a garanti aux femmes &#8211; pour la premi&#232;re fois au monde &#8211; un droit r&#233;el &#224; l'avortement. Entre bien d'autres avanc&#233;es pour les travailleuses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les bases sociales de la question f&#233;minine &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Laissant aux savants bourgeois la discussion sur la question de la sup&#233;riorit&#233; d'un sexe sur l'autre, avec la mesure des cerveaux, la comparaison des structures psychologiques des hommes et des femmes, les tenants du mat&#233;rialisme historique acceptent totalement les sp&#233;cificit&#233;s de chaque sexe et ne demandent pour chaque personne, femme ou homme, qu'une r&#233;elle opportunit&#233; &#224; l'auto-d&#233;termination la plus compl&#232;te et la plus libre, les plus larges potentialit&#233;s de d&#233;veloppement et de r&#233;alisation de ses inclinaisons naturelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les tenants du mat&#233;rialisme historique rejettent l'existence d'une question f&#233;minine sp&#233;cifique s&#233;par&#233;e de la question sociale en g&#233;n&#233;ral, aujourd'hui. Des facteurs &#233;conomiques particuliers se trouvent derri&#232;re la subordination des femmes, les qualit&#233;s naturelles ont &#233;t&#233; un facteur secondaire dans ce processus. Ce n'est que par la disparition de ces facteurs, ce n'est que l'&#233;volution de ses forces qui &#224; un certain moment de l'histoire ont donn&#233; naissance &#224; l'assujettissement des femmes, que l'on peut influencer et changer leur position sociale. En d'autres termes, les femmes ne peuvent &#234;tre pleinement &#233;mancip&#233;es et &#233;gales que dans un monde organis&#233; sur d'autres bases sociales et &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela ne signifie pas toutefois que l'am&#233;lioration partielle de la vie des femmes ne soit pas possible dans le cadre du syst&#232;me moderne. La solution radicale &#224; la question f&#233;minine n'est possible que par la refondation compl&#232;te des rapports de production modernes ; mais cela doit-il nous emp&#234;cher d'&#339;uvrer &#224; des r&#233;formes qui satisferaient les int&#233;r&#234;ts les plus urgents du prol&#233;tariat ? Au contraire, chaque conqu&#234;te de la classe ouvri&#232;re repr&#233;sente une &#233;tape menant au &#171; r&#232;gne de la libert&#233; et de l'&#233;galit&#233; sociale &#187; : chaque droit que la femme arrache la rapproche de l'objectif final, l'&#233;mancipation pleine et enti&#232;re.
Le mouvement socialiste a &#233;t&#233; le premier &#224; int&#233;grer &#224; son programme la demande de droits &#233;gaux entre les hommes et les femmes ; dans ses discours, dans ses imprim&#233;s, le parti demande toujours et partout la lev&#233;e des restrictions touchant les femmes, c'est l'influence du parti seule qui a forc&#233; les autres pays et gouvernements &#224; mener des r&#233;formes en faveur des femmes. Et en Russie, ce parti n'est pas seulement le d&#233;fenseur des femmes sur le plan th&#233;orique mais toujours et partout il adh&#232;re au principe de l'&#233;galit&#233; des femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce qui, dans ce cas, emp&#234;che nos partisanes de l' &#171; &#233;galit&#233; des droits &#187; de soutenir ce parti fort et rompu au combat ? Le fait est que tout aussi radicales qu'elles puissent para&#238;tre, elles restent loyales &#224; leur classe bourgeoise. La libert&#233; politique est actuellement une condition pr&#233;alable &#224; la croissance et &#224; la prise de pouvoir de la bourgeoisie russe, sans elle, toute la prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique de cette derni&#232;re se r&#233;v&#233;lerait construite sur du sable. La revendication d'une &#233;galit&#233; politique est pour les femmes une n&#233;cessit&#233; surgissant de la vie m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mot d'ordre &#171; acc&#232;s &#224; toutes les professions &#187; ne suffit plus ; ce n'est que par la participation directe au gouvernement du pays que l'on peut &#233;lever la situation &#233;conomique des femmes. D'o&#249; le d&#233;sir passionn&#233; des femmes de la moyenne bourgeoisie &#224; obtenir le droit de vote, et leur hostilit&#233; par rapport au syst&#232;me bureaucratique moderne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, dans leurs revendications d'&#233;galit&#233; politique, nos f&#233;ministes sont comme des s&#339;urs &#233;trang&#232;res ; les vastes horizons ouverts par les socialistes leur restent &#233;trangers et incompr&#233;hensibles. Les f&#233;ministes cherchent l'&#233;galit&#233; dans le cadre de la soci&#233;t&#233; de classe existante, en aucun cas, elles n'attaquent les bases de cette soci&#233;t&#233;. Elles luttent pour leurs propres pr&#233;rogatives, sans remettre en cause les pr&#233;rogatives et privil&#232;ges existants. Nous n'accusons pas les repr&#233;sentants du mouvement f&#233;ministe bourgeois de ne pas arriver &#224; comprendre la question ; leur vision des choses d&#233;coule in&#233;vitablement de leur position de classe.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;La lutte pour l'ind&#233;pendance &#233;conomique :&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, nous devons nous demander si un seul mouvement f&#233;minin uni est possible dans une soci&#233;t&#233; reposant sur des contradictions de classe. Le fait que les femmes qui participent au mouvement de lib&#233;ration ne repr&#233;sentent pas une masse homog&#232;ne est clair, &#224; n'importe quel observateur objectif.
Le monde des femmes est divis&#233;, tout comme celui des hommes, en deux camps ; les int&#233;r&#234;ts et les aspirations d'un groupe de femmes les rapprochent de la classe bourgeoise, tandis que l'autre groupe a des relations &#233;troites avec le prol&#233;tariat, et ses exigences d'&#233;mancipation repr&#233;sentent une solution int&#233;grale &#224; la question f&#233;minine. Donc, quoique les deux camps partagent le slogan g&#233;n&#233;ral de la &#171; lib&#233;ration de la femme &#187;, leurs objectifs et leurs int&#233;r&#234;ts sont diff&#233;rents. Chaque groupe prend inconsciemment comme point de d&#233;part les int&#233;r&#234;ts de sa propre classe, ce qui donne une empreinte de classe sp&#233;cifique aux objectifs et t&#226;ches qu'ils se fixent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, quelle que soit la radicalit&#233; apparente des revendications des f&#233;ministes, il ne faut pas perdre de vue de la fait que les f&#233;ministes ne peuvent pas, &#233;tant donn&#233; leur position de classe, lutter pour cette transformation fondamentale de la structure sociale et &#233;conomique sans laquelle la lib&#233;ration de la femme ne saurait &#234;tre achev&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si dans certaines circonstances, les t&#226;ches &#224; court-terme des femmes de toutes les classes peuvent converger, les objectifs finaux des deux camps, qui dans le long-terme d&#233;terminent la direction du mouvement et les moyens &#224; utiliser, diff&#232;rent fortement. Tandis que pour les f&#233;ministes, la r&#233;alisation de l'&#233;galit&#233; des droits avec les hommes dans le cadre du monde capitaliste repr&#233;sente une fin concr&#232;te et suffisante en soi, l'&#233;galit&#233; des droits n'est, pour la travailleuse, qu'un moyen de porter la lutte contre l'asservissement &#233;conomique de la classe ouvri&#232;re. Les f&#233;ministes voient les hommes comme leur principal ennemi, puisque les hommes ont injustement gard&#233; pour eux tous les droits et privil&#232;ges, ne laissant aux femmes que des cha&#238;nes et des devoirs. Pour eux, une victoire n'est remport&#233;e que lorsqu'une pr&#233;rogative autrefois r&#233;serv&#233;e au sexe masculin est conc&#233;d&#233;e au &#171; beau sexe &#187;. Les travailleuses, les femmes prol&#233;taires, ont une autre attitude. Elles ne voient pas l'homme comme leur ennemi, leur oppresseur ; au contraire, elles pensent que les hommes sont leurs camarades, qu'ils partagent avec elles les corv&#233;es quotidiennes, et luttent avec elles pour un avenir meilleur. Les femmes et leurs camarades masculins sont asservis dans les m&#234;mes conditions sociales ; les m&#234;mes cha&#238;nes honnies du capitalisme oppriment leur volont&#233; et les privent des joies et des charmes de la vie. Il est vrai que les aspects sp&#233;cifiques du syst&#232;me actuel font reposer un &#171; double poids &#187; sur les &#233;paules des femmes, comme il est aussi vrai que les conditions du travail salari&#233; font des femmes des rivales, des concurrentes des hommes. Mais dans ces conditions d&#233;favorables, la classe ouvri&#232;re sait qui est coupable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La travailleuse, pas moins que son fr&#232;re d'infortune, d&#233;teste ce monstre insatiable &#224; la gueule couverte d'or qui, pr&#233;occup&#233; seulement de pomper tout le suc de ses victimes et de cro&#238;tre sur le dos de millions de vies humaines, se jettent avec la m&#234;me avidit&#233; sur les hommes, les femmes et les enfants. Des milliers de fils les lient aux travailleurs. Les aspirations de la bourgeoise, d'autre part, semblent &#233;tranges et incompr&#233;hensibles. Elles ne r&#233;chauffent pas le c&#339;ur prol&#233;tarien ; elles ne promettent pas &#224; la femme prol&#233;taire un avenir radieux vers o&#249; se tourneraient les regards de l'Humanit&#233; exploit&#233;e.
Le but final de la femme prol&#233;tarienne ne l'emp&#234;che pas, bien s&#251;r, de vouloir am&#233;liorer son sort dans le cadre du syst&#232;me bourgeois actuel, mais la r&#233;alisation de ces d&#233;sirs est constamment entrav&#233;e par des obstacles qui d&#233;coulent de la nature m&#234;me du capitalisme. Une femme ne peut avoir l'&#233;galit&#233; des droits, et n'&#234;tre pleinement libre que dans un monde de travail socialis&#233;, d'harmonie et de justice. Les f&#233;ministes ne veulent pas et ne peuvent pas le comprendre ; il leur semble que lorsque l'&#233;galit&#233; est formellement accept&#233;e par la loi, il leur sera possible d'acqu&#233;rir une place confortable, pour elles-m&#234;mes, dans le vieux monde d'oppression et de servitude, des larmes et des peines. Et c'est vrai, jusqu'&#224; un certain point. Pour la majorit&#233; des femmes issues du prol&#233;tariat, l'&#233;galit&#233; des droits avec les femmes ne signifierait qu'une participation &#233;gale &#224; l'in&#233;galit&#233;, mais pour les &#171; &#233;lues &#187; pour les femmes bourgeoises, cela ouvrirait la voie &#224; des droits et des privil&#232;ges in&#233;dits qui jusque-l&#224; n'&#233;taient r&#233;serv&#233;s qu'aux hommes de la classe bourgeoise. Mais chaque nouvelle concession remport&#233;e par les bourgeoises ne ferait que fournir une nouvelle arme pour l'exploitation de leurs petites s&#339;urs et ne ferait qu'accro&#238;tre la division entre les femmes issues des deux camps sociaux oppos&#233;s. Leurs int&#233;r&#234;ts rentreraient plus fortement en conflit, leurs aspirations plus ouvertement en contradiction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;O&#249; est donc cette &#171; question f&#233;minine &#187; g&#233;n&#233;rique ? O&#249; est cette unit&#233; des t&#226;ches et des aspirations dont parlent tant les f&#233;ministes ? Une analyse s&#233;rieuse de la r&#233;alit&#233; nous montre qu'une telle unit&#233; n'existe pas, et ne peut exister. C'est en vain que les f&#233;ministes affirment que la &#171; question f&#233;minine &#187; n'a rien &#224; avoir avec celle du parti et que &#171; sa r&#233;solution est possible que par la participation de tous les partis et de toutes les femmes &#187; ; comme le disait une f&#233;ministe radicale allemande, la logique des faits nous force &#224; rejeter cette illusion confortable des f&#233;ministes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les conditions et les formes de production ont assujetti les femmes tout au long de l'histoire de l'Humanit&#233;, et elles ont progressivement rel&#233;gu&#233; dans une position d'oppression et de d&#233;pendance dans laquelle elles se trouvent encore pour l'immense majorit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un bouleversement colossal de l'ensemble de la structure sociale et &#233;conomique &#233;tait n&#233;cessaire pour que les femmes commencent &#224; retrouver l'importance et l'ind&#233;pendance qu'elles avaient perdu. Des probl&#232;mes qui avaient sembl&#233; trop difficile, y compris aux plus grands esprits, de r&#233;soudre sont d&#233;sormais r&#233;solus par les certes inanim&#233;es mais toute-puissantes conditions de production. Les m&#234;mes forces qui pendant des milliers d'ann&#233;es ont asservi les femmes permettent, &#224; un stade sup&#233;rieur de d&#233;veloppement, d'avancer sur la voie de la libert&#233; et de l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question f&#233;minine a pris de l'importance pour les femmes des classes bourgeoisies &#224; peu pr&#232;s au milieu du XIX&#232;me si&#232;cle &#8211; bien apr&#232;s que les femmes du prol&#233;tariat ont fait irruption dans le monde du travail. Sous l'impact des succ&#232;s monstrueux du capitalisme, les couches moyennes de la population sont frapp&#233;es par la vague de la paup&#233;risation. Les changements &#233;conomiques ont rendu la situation financi&#232;re de la petite et moyenne bourgeoisie instable, et les bourgeoises sont face &#224; un dilemme qui prend des proportions inqui&#233;tants, soit accepter la pauvret&#233;, soit r&#233;aliser le droit au travail. Les femmes et les filles de ces groupes sociaux commencent &#224; frapper &#224; la porte des universit&#233;s, des salons, des maisons &#233;ditoriales, des bureaux, se dirigeant vers les professions qui leur sont ouvertes. Le d&#233;sir des bourgeois d'acc&#233;der &#224; la science et aux avantages de la culture n'est pas le r&#233;sultat d'un besoin soudain, en train de m&#251;rir, mais il d&#233;rive de cette question du &#171; pain quotidien &#187;.
Les femmes issues de la bourgeoisie rencontrent, pour la premi&#232;re fois, une r&#233;sistance acharn&#233;e des hommes. Une rude bataille oppose les hommes install&#233;s dans les professions sup&#233;rieures, attach&#233;s &#224; leurs &#171; petites niches douillettes &#187; et les femmes nouvelles dans les m&#233;tiers, pr&#234;tes &#224; gagner leur pain. La lutte a donn&#233; naissance au &#171; f&#233;minisme &#187;, cette tentative des bourgeoises de se rassembler leurs forces pour s'opposer &#224; l'ennemi, les hommes. Alors qu'elles venaient tout juste de rentrer dans le monde du travail, ces femmes se sont elles-m&#234;mes pr&#233;sent&#233; comme l' &#171; avant-garde du mouvement des femmes &#187;. Elles oublient qu'en ce qui concerne la lutte pour l'ind&#233;pendance &#233;conomique, elles ne faisaient que, sur d'autres terrains, suivre les pas de leurs petites s&#339;urs et r&#233;colter les fruits des efforts entrepris de leurs mains cloqu&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-il vraiment possible de dire que les f&#233;ministes sont les pionni&#232;res de la lutte pour le travail des femmes, quand dans chaque pays des centaines de milliers de travailleuses ont d&#233;j&#224; occup&#233; les usines et les ateliers, rentrant dans chaque branche de l'industrie, bien avant que le mouvement f&#233;minin bourgeois ne soit n&#233; ? Ce n'est que gr&#226;ce au fait que le travail des femmes prol&#233;tariennes ait eu une reconnaissance sur le march&#233; mondial que les bourgeoises ont pu occuper une position ind&#233;pendante dans la soci&#233;t&#233;, dont les f&#233;ministes sont si fi&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est pour nous difficile de trouver un seul fait dans l'histoire de la lutte des travailleuses pour l'am&#233;lioration de leurs conditions mat&#233;rielles auquel le mouvement f&#233;ministe en g&#233;n&#233;ral a contribu&#233; de fa&#231;on majeure. Tout ce que les travailleuses ont gagn&#233; dans l'am&#233;lioration de leurs conditions de vie est le r&#233;sultat des efforts de la classe ouvri&#232;re en g&#233;n&#233;ral et d'eux-m&#234;mes en particulier. L'histoire de la lutte des travailleuses pour de meilleures conditions de travail et pour une vie plus d&#233;cente est l'histoire de la lutte du prol&#233;tariat pour sa lib&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce qui a forc&#233;, si ce n'est la peur d'une dangereuse explosion de l'insatisfaction prol&#233;tarienne, les propri&#233;taires &#224; rehausser le prix du travail, r&#233;duire les heures de travail, et introduire de meilleures conditions de travail ? Qu'est-ce, si ce n'est la peur d'une &#171; rebellion ouvri&#232;re &#187;, qui a persuad&#233; le gouvernement &#224; instaurer une l&#233;gislation limitant l'exploitation du travail par le capital ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y a pas un seul parti dans le monde qui ait pris la d&#233;fense des femmes, comme le mouvement socialiste l'a fait. Les travailleuses sont avant tout membres de la classe ouvri&#232;re, et plus la position et le bien-&#234;tre de chaque membre de la famille prol&#233;tarienne sont satisfaisants, plus grands sont les avantages &#224; long-terme pour l'ensemble de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face aux difficult&#233;s sociales croissantes, la combattante sinc&#232;re de la cause doit commencer &#224; se poser des questions. Elle ne peut pas ne pas voir le peu que le mouvement f&#233;ministe en g&#233;n&#233;ral a fait pour les travailleuses, combien il a &#233;t&#233; incapable d'am&#233;liorer la situation de la classe ouvri&#232;re. L'avenir de l'humanit&#233; doit sembler bien sombre, terne et incertain &#224; ces femmes qui luttent pour l'&#233;galit&#233; mais n'ont pas adopt&#233; le point de vue prol&#233;tarien et d&#233;velopp&#233; une foi forte dans l'av&#232;nement d'un syst&#232;me social plus parfait. Tandis que le monde capitaliste actuel reste inchang&#233;, la lib&#233;ration doit leur sembler inachev&#233;e. Quel d&#233;sespoir doit saisir la plus sens&#233;e et la plus r&#233;fl&#233;chie parmi ces femmes. Seule la classe ouvri&#232;re est capable de nous remonter le moral dans le monde moderne, avec ses rapports sociaux d&#233;form&#233;s. D'un pas ferme et d&#233;cid&#233;, elle avance patiemment vers son objectif. Elle entra&#238;ne la travailleuse dans ses rangs. La travailleuse rentre avec courage dans l'&#233;pineux sentier du travail. Ses jambes sont cass&#233;es, son corps est fracass&#233;. Il y a de dangereux pr&#233;cipices sur la route, et des pr&#233;dateurs cruels attendent dans les parages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce n'est qu'en prenant cette voie que les femmes seront en mesure d'atteindre cet objectif lointain mais s&#233;duisant &#8211; leur v&#233;ritable lib&#233;ration dans un nouveau monde du travail. Dans cette marche difficile vers un avenir radieux, la travailleuse, jusqu'&#224; peu une esclave humili&#233;e, pi&#233;tin&#233;e avec aucun droit, apprend &#224; se d&#233;barrasser de la mentalit&#233; d'esclave qui lui &#233;tait coll&#233;e, elle se transforme petit &#224; petit en une travailleuse ind&#233;pendante, en une personnalit&#233; ind&#233;pendante, libre en amour. C'est elle, en luttant dans les rangs du prol&#233;tariat, qui gagne pour les femmes le droit au travail ; c'est elle, la &#171; petite s&#339;ur &#187;, qui pr&#233;pare le terrain &#224; la femme de l'avenir &#171; libre &#187; et &#171; &#233;gale &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi, alors, les travailleuses devraient rechercher l'union avec les bourgeoises f&#233;ministes ? Qui, actuellement, pr&#233;tendrait que l'on aurait quelque chose &#224; y gagner avec une telle alliance ? Certainement pas la travailleuse. Elle est son propre sauveur ; son avenir se trouve entre ses mains. Les femmes ne doivent pas oublier et n'oublient pas que tandis que l'objectif des femmes estLa travailleuse pr&#233;serve ses propres int&#233;r&#234;ts de classe et elle n'est pas tromp&#233;e par les grands discours sur la &#171; parit&#233; f&#233;minine dans le monde &#187;. de garantir leurs propres int&#233;r&#234;ts dans le cadre d'une soci&#233;t&#233; antagoniste &#224; nos int&#233;r&#234;ts, notre objectif est de construire, &#224; la place du vieux monde, d&#233;pass&#233;, un temple radieux du travail universel, de la solidarit&#233; entre camarades et de la libert&#233; dans la joie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le mariage et le probl&#232;me de la famille&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tournons notre attention &#224; un autre aspect de la question f&#233;minine, la question de la famille. L'importance que la solution de cette question urgente et complexe acquiert pour l'&#233;mancipation v&#233;ritable des femmes est connue de tous. La lutte pour les droits politiques, pour le droit &#224; obtenir des doctorats et d'autres dipl&#244;mes universitaires, et pour l'&#233;galit&#233; des salaires pour le m&#234;me travail, ne sont pas le dernier mot de la lutte pour l'&#233;galit&#233;. Pour devenir r&#233;ellement une vraie femme, il faut se lib&#233;rer des cha&#238;nes pesantes des formes actuelles de la famille, qui sont d&#233;pass&#233;es et oppressives. Pour les femmes, la solution &#224; la question familiale n'est pas moins importante que la r&#233;alisation de l'&#233;galit&#233; politique et de l'ind&#233;pendance &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la famille actuelle, dont la structure a &#233;t&#233; maintenue par la coutume et la loi, la femme est opprim&#233;e, pas seulement en tant que personne mais en tant que femme et m&#232;re, dans la plupart des pays du monde civilis&#233;, le code civil place la femme dans un &#233;tat de plus ou moins grande d&#233;pendance par rapport &#224; son mari, et accorde au mari, non seulement le droit &#224; disposer de sa propri&#233;t&#233;, mais aussi le droit &#224; la domination morale et physique sur elle.
Quand la servitude officielle et l&#233;gale cesse, la force que nous appelons l' &#171; opinion publique &#187; na&#238;t. Cette opinion publique est cr&#233;&#233;e et soutenue par la bourgeoisie avec comme objectif de maintenir l' &#171; institution sacr&#233;e de la propri&#233;t&#233; &#187;. L'hypocrisie de la &#171; double moralit&#233; &#187; est une autre arme. La soci&#233;t&#233; bourgeoise &#233;crase la femme avec son &#233;tau &#233;conomique brutal, r&#233;mun&#233;rant son travail au salaire minimum. La femme est priv&#233;e du droit de chaque citoyen &#224; &#233;lever sa voix pour d&#233;fendre ses int&#233;r&#234;ts : au contraire, il ne lui ait donn&#233; que cette alternative charmante : soit le lien asservissant du mariage soit la prostitution &#8211; une affaire m&#233;pris&#233;e et combattue en public, mais encourag&#233;e et soutenue en secret. Est-il n&#233;cessaire d'insister sur les faces sombres de la vie conjugale aujourd'hui, et les souffrances qu'endurent les femmes par leur position dans la structure famille existante ? Tant de choses ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;crites et dites sur ce sujet. La litt&#233;rature est pleine de descriptions d&#233;primantes des pi&#232;ges de la vie conjugale et familiale. Combien de drames psychologiques se jouent ! Combien de vies sont bris&#233;es ! Ici, il n'est important pour nous que de noter que la structure familiale moderne, dans une plus ou moins grande mesure, opprime les femmes de toutes les classes et toutes les couches de la population. Les coutumes et traditions oppriment la jeune m&#232;re, quelle que soit sa couche sociale d'appartenance, les lois placent la femme bourgeoise, la travailleuse et la paysanne, toutes sous la tutelle de leurs maris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'avons-nous pas d&#233;couvert finalement l'aspect de la question f&#233;minine qui unit les femmes de toutes les classes ? Ne pouvons-nous pas lutter ensemble contre les conditions qui les oppriment ? N'est-il pas possible que les souffrances, les revendications que les femmes partagent dans ce domaine n'att&#233;nuent les antagonismes de classe et n'offrent des aspirations communes, la base d'une action conjointe pour les femmes des diff&#233;rents camps ? Les f&#233;ministes luttent pour de formes plus libres du mariage et pour le &#171; droit &#224; la maternit&#233; &#187; ; elles &#233;l&#232;vent leurs voix pour d&#233;fendre les prostitu&#233;es, l'&#234;tre humain pers&#233;cut&#233; par tous. Voyez combien la litt&#233;rature f&#233;ministe est emplie de la recherche de nouvelles formes de relations et de demandes enthousiastes pour l' &#171; &#233;galit&#233; morale &#187; des sexes. N'est-il pas vrai que, tandis que dans la sph&#232;re &#233;conomique la bourgeoise est &#224; la tra&#238;ne de l'arm&#233;e de millions de femmes prol&#233;taires, c'est elle au contraire qui ouvre la voie de la &#171; femme nouvelle &#187;, dans la r&#233;solution de la question familiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ici, en Russie, les femmes issues de la bourgeoisie moyenne &#8211; lanc&#233;es sur le march&#233; du travail dans les ann&#233;es 1860 &#8211; ont depuis longtemps r&#233;solu en pratique bon nombre des aspects les plus complexes de la question du mariage. Elles ont remplac&#233; la famille &#171; consolid&#233;e &#187; &#187; du mariage religieux traditionnel avec des types de relations plus &#233;lastiques qui correspondent aux besoins de cette couche sociale. Mais la r&#233;solution subjective de cette question par certaines femmes ne change pas la situation et n'am&#233;liore pas la sombre description g&#233;n&#233;rale que l'on peut faire de la vie familiale. Si une force d&#233;truit r&#233;ellement la forme moderne de la famille, ce ne sont pas les efforts titanesques de quelques t&#234;tes fortes mais les forces inanim&#233;es et toutes-puissantes de production, qui font na&#238;tre sans concession de nouvelles formes de vie, sur de nouvelles bases.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La lutte h&#233;ro&#239;que de quelques jeunes femmes du monde bourgeois, qui lancent ce d&#233;fi &#224; la soci&#233;t&#233;, celui du droit d' &#171; oser l'amour &#187;, sans ordre ni cha&#238;ne, devait servir d'exemple &#224; toutes les femmes languissant dans les cha&#238;nes familiales &#8211; c'est ce qui est pr&#234;ch&#233; par les f&#233;ministes les plus &#233;mancip&#233;es &#224; l'&#233;tranger, et par nos plus progressistes combattantes de l'&#233;galit&#233; des droits ici. La question du mariage, en d'autres termes, est r&#233;solue selon elles sans la moindre r&#233;f&#233;rence &#224; la situation historique ; elle est r&#233;solue ind&#233;pendamment des changements dans la structure &#233;conomique de la soci&#233;t&#233;. Les efforts h&#233;ro&#239;ques de certains individus suffiraient. Il suffira &#224; une femme de dire tout simplement &#171; osons &#187;, et le probl&#232;me du mariage serait r&#233;solu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les femmes moins h&#233;ro&#239;ques hochent la t&#234;te, avec scepticisme : &#171; C'est parfait pour les h&#233;ro&#239;nes de roman pourvues par leur auteur avis&#233; d'une grande ind&#233;pendance, d'amis d&#233;sint&#233;ress&#233;s et dot&#233;es de charmes extraordinaires, qui peuvent ainsi lancer ce d&#233;fi. Mais pour les autres, celles qui n'ont ni capital, ni salaire suffisant, ni amis, ni charme ? &#187; Et la question de la maternit&#233; occupe l'esprit de la femme qui lutte pour sa libert&#233;. L ' &#171; amour libre &#187; est-il possible ? Peut-il &#234;tre r&#233;alis&#233; comme un ph&#233;nom&#232;ne g&#233;n&#233;ral, accept&#233; comme la norme plut&#244;t que comme exception, au vu de la structure &#233;conomique de notre soci&#233;t&#233; ? Est-il possible dans un monde individualiste, d'ignorer le contrat de mariage officiel sans nuire aux int&#233;r&#234;ts des femmes ? Le contrat de mariage est la seule garantie que les difficult&#233;s de la maternit&#233; ne retomberont pas sur la femme seule. N'est-ce pas ce qui arriva un jour au travailleur qui arrive d&#233;sormais aux femmes ? L'abolition des restrictions li&#233;es aux corporations, sans mise en place de nouvelles lois r&#233;gissant l'attitude des ma&#238;tres, a donn&#233; au capital un pouvoir absolu sur les travailleurs. Le slogan s&#233;duisant &#171; libert&#233; de contrat pour le travail et le capital &#187; est devenu un instrument pour l'exploitation brutale du travail par le capital. L' &#171; amour libre &#187; introduit de fa&#231;on r&#233;currente dans la soci&#233;t&#233; de classe existante, au lieu de lib&#233;rer les femmes des difficult&#233;s de la vie familiale, lui ferait porter un nouveau poids &#8211; la t&#226;che de s'occuper, seule et sans aide, de ses enfants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seul un certain nombre de r&#233;formes fondamentales dans la sph&#232;re des rapports sociaux &#8211; des r&#233;formes transf&#233;rant ces obligations de la famille &#224; la soci&#233;t&#233;, &#224; l'&#201;tat &#8211; pourrait cr&#233;er une situation o&#249; le principe de l' &#171; amour libre &#187; pourrait dans une certaine mesure &#234;tre r&#233;alis&#233;. Mais peut-on s&#233;rieusement attendre de l'&#201;tat de classe moderne, aussi d&#233;mocratique puisse-t-il &#234;tre, qu'il prenne en charge les devoirs vis-&#224;-vis les m&#232;res et les enfants qui sont actuellement pris en charge par cette unit&#233; individualiste qu'est la famille moderne ? Seule une transformation fondamentale de tous les rapports de production peut cr&#233;er les conditions sociales pr&#233;alables pouvant prot&#233;ger les femmes des aspects n&#233;gatifs de la formule de l' &#171; amour libre &#187;. Ne sommes-nous pas conscients des d&#233;pravations et des perversions qui tentent, dans les conditions actuelles, de percer sous cette &#233;tiquette commode ? Regardez tous ces messieurs propri&#233;taires et gestionnaires d'entreprises industrielles qui forcent certaines femmes, parmi sa main d'&#339;uvre, ses employ&#233;s, &#224; satisfaire ses lubies sexuelles, usant de la menace du licenciement pour arriver &#224; ses fins. Eux, &#224; leur fa&#231;on, ne sont-ils pas en train de pratiquer l' &#171; amour libre &#187; ? Ces &#171; ma&#238;tres de maison &#187; qui violent leurs domestiques et les mettent &#224; la porte quand elles sont enceinte, n'adh&#232;rent-il pas &#224; la formule de l' &#171; amour libre &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Mais nous ne parlons pas de cette forme de &#171; libert&#233; &#187; nous objectent les d&#233;fenseurs du mariage libre. Au contraire, nous demandons qu'une &#171; seule moralit&#233; &#187; soit adopt&#233;e, pour les deux sexes. Nous nous opposons &#224; la licence sexuelle actuelle, et ne voyons comme morale que l'union libre bas&#233;e sur un amour v&#233;ritable &#187;. Mais, mes chers amis, pensez-vous que votre id&#233;al du &#171; mariage libre &#187;, si il &#233;tait pratiqu&#233; dans les conditions de la situation actuelle, produirait des r&#233;sultats un tantinet diff&#233;rent de ceux constat&#233;s dans la pratique d&#233;voy&#233;e de la libert&#233; sexuelle ? C'est seulement quand les femmes seront lib&#233;r&#233;es de toute contrainte mat&#233;rielle, qui cr&#233;e actuellement une double diff&#233;rence, face au capital et au mari, que le principe de l' &#171; amour libre &#187; pourra &#234;tre instaur&#233; sans apporter de nouvelles souffrances pour les femmes dans son sillage. Quand les femmes s'&#233;mancipent, travaillent et acqui&#232;rent une ind&#233;pendance &#233;conomique, certaines possibilit&#233;s d' &#171; amour libre &#187; &#233;mergent, particuli&#232;rement pour les femmes les mieux pay&#233;es de l'intelligentsia. Mais la d&#233;pendance des femmes face au capital reste, et cette d&#233;pendance ne cesse de s'accro&#238;tre quand les travailleuses vendent leur force de travail. Le slogan &#171; amour libre &#187; est-il en mesure d'am&#233;liorer la pauvre existence de ces femmes, elles qui gagnent &#224; peine de quoi survivre ? Et de toute fa&#231;on, l' &#171; amour libre &#187; n'est-il pas d&#233;j&#224; pratiqu&#233; au sein des classes laborieuses et pratiqu&#233; sur une &#233;chelle si large que la bourgeoisie a, &#224; plus d'une occasion, tir&#233; la sonnette d'alarme et fait campagne contre la &#171; d&#233;pravation &#187; et l' &#171; immoralit&#233; &#187; du prol&#233;tariat ? Il convient de noter que si les f&#233;ministes s'enthousiasment sur les nouvelles formes de concubinage en dehors du mariage, lorsqu'il s'agit des bourgeoises &#233;mancip&#233;es elles parlent d' &#171; amour libre &#187;, mais quand on commence &#224; parler de ce type de relations au sein de la classe ouvri&#232;re, on &#233;voque de fa&#231;on m&#233;prisante de &#171; rapports sexuels inappropri&#233;s &#187;. Cela r&#233;sume bien leur attitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais pour la travailleuse, actuellement, toutes les relations, qu'elles soient sanctifi&#233;es par l'&#233;glise ou non, sont tout aussi dures &#224; vivre par leurs cons&#233;quences. Le c&#339;ur du probl&#232;me de la famille et du mariage r&#233;side pour la femme et la m&#232;re prol&#233;tariennes non dans la question de sa forme ext&#233;rieure sacr&#233;e ou la&#239;que, mais dans les conditions qui fixent les obligations complexes de la femme ouvri&#232;re, bien s&#251;r pour elle c'est une question importante de savoir si on mari a le droit ou non de disposer de ses revenus, si il a le droit ou non de la forcer &#224; vivre avec lui m&#234;me si elle ne le veut pas, si son mari peut lui prendre ses enfants etc. Cependant, ce ne sont pas ces paragraphes du Code civil qui d&#233;terminent la place de la femme dans la famille, ni ces paragraphes qui cr&#233;ent toute la complexit&#233; et la confusion autour du probl&#232;me de la famille. La question de ces relations cesserait d'&#234;tre aussi p&#233;nible pour la majorit&#233; des femmes si la soci&#233;t&#233; lib&#233;rait les femmes de toutes ses t&#226;ches domestiques qui sont actuellement in&#233;vitables (&#233;tant donn&#233; l'existence d'&#233;conomies domestiques dispers&#233;es, individuelles), prenait la charge de la jeune g&#233;n&#233;ration, prot&#233;geait la maternit&#233; et laissait la femme &#224; son enfant au moins pour les premiers mois apr&#232;s la naissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En s'opposant au contrat de mariage religieux et civil, les f&#233;ministes luttent contre un f&#233;tiche. La travailleuse, d'autre part, m&#232;ne la guerre contre les facteurs qui se trouvent derri&#232;re la forme actuelle conjugale et familiale. En luttant pour changer fondamentalement les conditions de vie, ils savent qu'ils contribuent aussi &#224; changer les rapports entre les sexes. Ici, nous avons la principale diff&#233;rence entre l'approche bourgeoise et prol&#233;tarienne au probl&#232;me difficile de la famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les f&#233;ministes et les r&#233;formateurs sociaux issus du camp de la bourgeoisie, croient na&#239;vement dans la possibilit&#233; de cr&#233;er de nouvelles formes de famille et de nouvelles formes de relations conjugales contre le sombre tableau qu'offre la soci&#233;t&#233; de classe actuelle, ils s'embrouillent eux-m&#234;mes dans leur recherche de ces nouvelles formes. Si la vie n'a pas encore produit ces formes, il est n&#233;cessaire, ils semblent le penser, de les imaginer peu importe le prix. Il faut, pensent-ils, des formes de relation sexuelle qui soient capables de r&#233;soudre le complexe probl&#232;me familial dans le syst&#232;me social actuel. Et les id&#233;ologues du monde bourgeois &#8211; les journalistes, &#233;crivains, combattantes pour l'&#233;mancipation, les unes apr&#232;s les autres proposent leur &#171; panac&#233;e familiale &#187;, leur nouvelle &#171; formule familiale &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A quel point ces formules de mariage peuvent para&#238;tre utopiques. De bien pi&#232;tres palliatifs si on observe la sombre r&#233;alit&#233; de notre structure familiale moderne. Avant que ces formules d' &#171; amour libre &#187; et de &#171; relations libres &#187; puissent devenir une r&#233;alit&#233;, il est avant tout n&#233;cessaire qu'une r&#233;forme fondamentale de toutes les relations sociales entre les &#234;tres soit act&#233;e ; d'autre part, les normes sexuelles et morales et toute la psychologie de l'humanit&#233; devrait subir une &#233;volution profonde, est-ce que la personne moderne serait pr&#234;te psychologiquement pour l' &#171; amour libre &#187; ? Et la jalousie qui br&#251;le m&#234;me la meilleure des &#226;mes humaines ? Et ce sens profond&#233;ment ancr&#233; de la propri&#233;t&#233; qui exige la possession non seulement du corps mais de l'&#226;me de l'autre ? Et l'incapacit&#233; &#224; manifester un respect m&#234;me de l'individualit&#233; d'autrui ? L'habitude de se subordonner &#224; l'autre, ou de subordonner l'autre &#224; soi-m&#234;me ? Et l'amertume et le sentiment d'abandon, de solitude infinie, v&#233;cus quand l'aim&#233; cesse d'aimer et s'en va ? O&#249; la personne solitaire, qui est une individualiste au fond d'elle, trouvera-t-elle du r&#233;confort ? Le collectif, avec ses joies, ses d&#233;sillusions et ses aspirations, est le meilleur lieu pour d&#233;velopper les &#233;nergies &#233;motionnelles et intellectuelles de l'individu. Mais l'homme moderne est-il capable de travailler avec ce collectif de telle fa&#231;on qu'il puisse ressentir les influences r&#233;ciproques ? La vie du collectif est-elle r&#233;ellement en mesure, actuellement, de remplacer les petites joies personnelles de l'individu ? Sans cette &#171; &#226;me s&#339;ur &#187; unique, m&#234;me le socialiste, le collectiviste est assez seul dans ce monde antagoniste, seule dans la classe ouvri&#232;re nous apercevons la p&#226;le &#233;claircie de l'avenir, celle de relations sociales plus harmonieuses et plus sociales entre les &#234;tres. Le probl&#232;me familial est aussi complexe que la vie elle-m&#234;me. Notre syst&#232;me social est incapable de le r&#233;soudre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres formes de mariage ont &#233;t&#233; propos&#233;es. Plusieurs femmes progressistes et r&#233;formateurs sociaux ont vu le mariage seulement comme une fa&#231;on de produire une prog&#233;niture. Le mariage en soi, disent-ils, n'a aucune valeur particuli&#232;re pour les femmes &#8211; la maternit&#233; est son objectif, sa finalit&#233; sacr&#233;e, sa t&#226;che dans la vie. Gr&#226;ce &#224; des d&#233;fenseurs inspir&#233;s tels que Ruth Bray et Ellen Key, l'id&#233;al bourgeois qui reconna&#238;t la femme comme un &#234;tre f&#233;minin plut&#244;t que comme une personne a acquis un halo tout particulier de progressisme. La litt&#233;rature &#233;trang&#232;re s'est empar&#233;e de ce slogan mis en avant par ces femmes les plus avanc&#233;es avec enthousiasme. Et m&#234;me ici en Russie, dans le p&#233;riode pr&#233;c&#233;dant la temp&#234;te politique de 1905, avant que certaines valeurs soient remises en doute, la question de la maternit&#233; avait attir&#233; l'attention de la presse quotidienne. Le slogan &#171; le droit &#224; la maternit&#233; &#187; ne pouvait que susciter une r&#233;action vigoureuse pour la majeure partie des femmes. Ainsi, en d&#233;pit du fait que toutes les suggestions des f&#233;ministes &#224; ce sujet soient de nature utopique, le probl&#232;me &#233;tait trop important et actuel pour ne pas attirer les femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le &#171; droit &#224; la maternit&#233; &#187; est le type de question qui ne touche pas seulement les femmes de la classe bourgeoise, mais dans une plus large mesure, les femmes prol&#233;tariennes. Le droit &#224; &#234;tre m&#232;re &#8211; ces mots sacr&#233;s qui vont droit au &#171; c&#339;ur de toute femme &#187; et font battre son c&#339;ur plus vite. Le droit &#224; allaiter son enfant avec &#171; son &#187; lait, et &#224; assister aux premiers signes de l'&#233;veil de sa conscience, le droit &#224; s'occuper de son corps fr&#234;le et de prot&#233;ger sa tendre &#226;me des premi&#232;res &#233;preuves de la vie &#8211; quelle m&#232;re ne soutiendrait pas cette revendication ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semble que nous butions encore sur une question qui permette l'unit&#233; entre femmes de diff&#233;rentes couches sociales : il semble que nous ayons trouv&#233;, enfin, le pont qui unit les femmes de deux mondes hostiles. Regardons de plus pr&#232;s, d&#233;couvrons ce que les femmes bourgeoises progressistes entendent par &#171; droit &#224; la maternit&#233; &#187;. Nous pouvons alors voir, en fait, que les femmes prol&#233;taires peuvent &#234;tre d'accord avec les solutions au probl&#232;me de la maternit&#233; envisag&#233;es par les combattants bourgeois pour l'&#233;galit&#233; des droits. Aux yeux de ses fervents apologistes, la maternit&#233; poss&#232;de une qualit&#233; presque sacr&#233;e. En luttant pour annihiler les faux pr&#233;jug&#233;s qui marquent la femme qui s'engage dans une activit&#233; naturelle &#8211; &#233;lever un enfant &#8211; car l'activit&#233; n'a pas &#233;t&#233; sanctifi&#233;e par la loi, les combattants pour le droit &#224; la maternit&#233; ont tordu le b&#226;ton dans l'autre sens, la maternit&#233; est devenu un objectif dans la vie d'une femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;vouement d'Ellen Key aux obligations maternelles et familiales l'a forc&#233; &#224; garantir que la famille atomis&#233;e continuerait &#224; exister m&#234;me dans une soci&#233;t&#233; transform&#233;e sur des bases socialistes. Le seul changement, comme elle l'imagine, serait que tous les &#233;l&#233;ments d'utilit&#233; ou de gain mat&#233;riel seraient exclus du mariage, qui serait conclu selon des inclinaisons mutuelles, sans rituels ni formalit&#233;s &#8211; amour et mariage deviendraient r&#233;ellement synonymes. Mais l'unit&#233; familiale isol&#233;e serait le r&#233;sultat du monde individualiste moderne, avec sa course quotidienne, ses pressions, sa solitude ; la famille est le produit de ce syst&#232;me capitaliste monstrueux. Et pourtant Key esp&#232;re transmettre la famille &#224; la soci&#233;t&#233; socialiste ! Les liens du sang et de parent&#233; sont souvent, c'est vrai, le seul soutien dans la vie, le seul refuge en des temps difficiles, quand des malheurs adviennent. Mais seront-ils moralement ou socialement n&#233;cessaires &#224; l'avenir ? Key ne r&#233;pond pas &#224; la question. Elle adore consid&#233;rer la &#171; famille id&#233;ale &#187;, cette unit&#233; &#233;go&#239;ste de la bourgeoisie moyenne envers laquelle les d&#233;vots de la structure bourgeoise sont si respectueux.
Mais la talentueuse quoique erratique Ellen Key n'est pas la seule &#224; se perdre dans ses contradictions sociales.Il n'y a probablement gu&#232;re d'autre question que celle du mariage et de la famille o&#249; les socialistes soient autant en d&#233;saccord. Devrions-nous organiser un sondage parmi les socialistes, les r&#233;sultats seraient probablement tr&#232;s curieux. La famille doit-elle dispara&#238;tre ? Sur quelle bases peut-on penser que les d&#233;sordres familiaux actuels ne sont qu'une crise transitoire ? La forme actuelle de la famille sera-t-elle pr&#233;serv&#233;e dans la soci&#233;t&#233; future ou sera-t-elle enterr&#233;e avec le syst&#232;me capitaliste moderne ? Ce sont des questions qui peuvent recevoir des r&#233;ponses tr&#232;s diff&#233;rentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le transfert des fonctions &#233;ducatives de la famille &#224; la soci&#233;t&#233;, le dernier lien qui unit la famille atomis&#233;e sera d&#233;li&#233; ; le processus de d&#233;sint&#233;gration se d&#233;roulera &#224; un rythme encore plus acc&#233;l&#233;r&#233;, et les pales silhouettes des relations maritales futures commenceront &#224; voir le jour. Que pouvons-nous dire ce ces silhouettes indistinctes, cach&#233;es comme elles le sont par les influences du jour pr&#233;sent ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Doit-on r&#233;p&#233;ter que les formes du mariage obligatoires aujourd'hui seront remplac&#233;es par l'union libre des amants ? L'id&#233;al de l'amour libre esquiss&#233; dans l'imagination f&#233;conde de femmes luttant pour leur &#233;mancipation correspond indubitablement, dans une certaine mesure, aux normes de relations entre les sexes que la soci&#233;t&#233; &#233;tablira. Cependant, les influences sociales sont si complexes et leurs interactions si diverses qu'il est impossible de pr&#233;dire ce que seront les relations du futur, quand le syst&#232;me dans son ensemble aura radicalement chang&#233;. Mais l'&#233;volution des relations, qui m&#251;rit lentement, entre les sexes est une preuve patente que le mariage rituel et la famille atomis&#233;e sont vou&#233;s &#224; dispara&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;La lutte pour les droits politiques&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;ministes r&#233;pondent &#224; nos critiques en disant : m&#234;me si les arguments derri&#232;re notre d&#233;fense des droits politiques des femmes vous semblent erron&#233;s, l'importance de cette revendication, qui est tout aussi urgente aux f&#233;ministes et aux repr&#233;sentants de la classe ouvri&#232;re, doit-elle &#234;tre r&#233;duite ? Les femmes des deux camps sociaux, pour le bien de leurs aspirations politiques communes, ne peuvent-elles pas d&#233;passer les barri&#232;res de l'antagonisme de classe qui les divise ? Elles sont s&#251;rement capables de mener une lutte commune contre les forces hostiles qui les attaquent ? La division entre bourgeoisie et prol&#233;tariat est in&#233;vitable pour toutes les autres questions, mais sur cette question particuli&#232;re, c'est ce que les f&#233;ministes imaginent, les femmes de diverses couches sociales n'ont pas de diff&#233;rences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les f&#233;ministes en reviennent &#224; ces arguments avec amertume et perplexit&#233;, voyant des notions pr&#233;con&#231;ues de loyaut&#233; partisane dans le refus des repr&#233;sentants de la classe ouvri&#232;re de se joindre &#224; elles dans la lutte pour les droits politiques des femmes. Est-ce r&#233;ellement le cas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y-a-t-il une compl&#232;te identit&#233; des aspirations politiques, ou cet antagonisme n'entrave-t-il pas la cr&#233;ation d'une arm&#233;e de femmes au-dessus des classes, sans division dans ce cas, comme dans les autres ? Nous devons r&#233;pondre &#224; cette question avant de dresser la tactique que les travailleuses emploieront pour gagner les droits politiques pour leur sexe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les f&#233;ministes d&#233;clarent &#234;tre du c&#244;t&#233; des r&#233;formes sociales, et certaines disent m&#234;me qu'elles sont pour le socialisme &#8211; dans un avenir lointain, bien s&#251;r &#8211; mais elles ne veulent pas lutter dans les rangs de la classe ouvri&#232;re pour la r&#233;alisation de ces objectifs. Les meilleures d'entre elle croient, avec une sinc&#233;rit&#233; na&#239;ve, qu'une fois que les si&#232;ges de d&#233;put&#233;es seront &#224; leur port&#233;e, elles seront capables de panser les plaies sociales qui ne se sont d&#233;velopp&#233;es selon elles que parce que les hommes, avec leur &#233;go&#239;sme inh&#233;rent, &#233;taient les ma&#238;tres de la situation. Quelles que puissent &#234;tre les bonnes intentions de ces groupes de f&#233;ministes vis-&#224;-vis du prol&#233;tariat, d&#232;s que la question de la lutte de classes est pos&#233;e, elles quittent le champ de bataille apeur&#233;es. Elles pensent ne pas devoir interf&#233;rer dans des causes &#233;trang&#232;res, et pr&#233;f&#232;rent se retirer dans leur lib&#233;ralisme bourgeois dont elles sont familiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, les f&#233;ministes bourgeois peuvent bien tenter de r&#233;primer le v&#233;ritable dessein de leurs d&#233;sirs politiques, elles peuvent bien garantir &#224; leurs petites s&#339;urs que l'engagement dans la vie politique peut rapporter d'immenses avantages aux femmes de la classe ouvri&#232;re, l'esprit bourgeois qui p&#233;n&#232;tre l'ensemble du mouvement f&#233;ministe donne une couleur de classe m&#234;me &#224; la revendication d'une &#233;galit&#233; en droits politiques avec les hommes, qui semblerait &#234;tre une revendication g&#233;n&#233;rale pour les femmes. Les diff&#233;rents objectifs, les diverses conceptions de comment les droits politiques seraient utilis&#233;s cr&#233;ent un foss&#233; infranchissable entre les femmes bourgeoises et prol&#233;tariennes. Cela ne contredit pas le fait que les t&#226;ches imm&#233;diates des deux groupes de femmes co&#239;ncident dans une certaine mesure : pour que les repr&#233;sentants de toutes les classes qui acc&#232;dent au pouvoir politique r&#233;visent le code civil, qui dans chaque pays, dans une plus ou moins grande mesure, discrimine les femmes. Les femmes poussent &#224; des changements l&#233;gaux qui cr&#233;eront des conditions plus favorables de travail pour elles ; elles s'uniront contre les r&#233;gulations l&#233;galisant la prostitution etc. Cependant, la convergence entre ces t&#226;ches imm&#233;diates n'est que de nature purement formelle. Les int&#233;r&#234;ts de classe font que l'attitude de ces deux groupes face &#224; ces r&#233;formes est contradictoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'instinct de classe &#8211; quoi qu'en disent les f&#233;ministes &#8211; se montre toujours plus fort que le noble enthousiasme de la politique &#171; au-dessus des classes &#187;. Tant que les bourgeoises et leurs &#171; petites s&#339;urs &#187; seront &#233;gales dans leur in&#233;galit&#233;, la premi&#232;re pourra, avec la plus grande sinc&#233;rit&#233;, faire de grands efforts pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux des femmes. Mais d&#232;s que la barri&#232;re sera lev&#233;e et que la bourgeoise aura acc&#232;s &#224; l'activit&#233; politique, les tout r&#233;cents d&#233;fenseurs des &#171; droits de toutes les femmes &#187; deviendront des d&#233;fenseurs enthousiastes des privil&#232;ges de leur classe, contents de laisser leurs petites s&#339;urs sans aucun droit du tout. Donc, quand les f&#233;ministes parlent aux travailleuses de la n&#233;cessit&#233; d'une lutte commune pour r&#233;aliser certains principes &#171; g&#233;n&#233;raux des femmes &#187;, les femmes issues de la classe ouvri&#232;re sont naturellement m&#233;fiantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Commune de Paris (1871 - 1971)</title>
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		<dc:date>2017-03-17T15:45:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Saint Martin d'H&#232;res</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#171; La place des Communards dans l'histoire a &#233;t&#233; d&#233;finie par eux-m&#234;mes, puisqu'il suffit de lire leurs documents officiels, leurs souvenirs personnels pour constater qu'ils ne voulaient plus de la soci&#233;t&#233; &#233;tablie, qu'ils en voulaient une autres, qu'en qualifiant en propres termes la vieille soci&#233;t&#233; de &#187;derni&#232;re forme de l'esclavage&#171; , ils refusaient son m&#233;canisme ali&#233;nant et son &#233;chelle des valeurs. Anim&#233;s de cette id&#233;ologie, les Communards ont &#233;tabli - m&#234;me s'ils l'ont fait pour 72 jours seulement, dans une seule vielle et en t&#226;tonnant, sans avoir une conscience claire de leur propre action - un appareil d'Etat nouveau, qui s'est dress&#233; sur les ruines du vieil appareil d'Etat policier et bureaucratique, d&#233;moli par eux. &#187;
George Cogniot, mai 1971&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pcf-smh.fr/-Histoire-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.pcf-smh.fr/IMG/arton914.jpg&quot; width='113' height='150' style='height:150px;width:113px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 17&#232;me congr&#232;s de la F&#233;d&#233;ration Syndicale Mondiale vient s'est d&#233;roul&#233; &#224; Durban, en Afrique du Sud, du 5 au 8 octobre 2016. A cette occasion, nous vous proposons de revenir sur son Histoire et plus particuli&#232;rement sur l'ann&#233;e 1971.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1971 &#8211; La FSM rend hommage &#224; la Commune de Paris&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La 3&#232;me session du bureau de la FSM qui s'est tenu du 21 au 23 avril 1971 &#224; Paris, m&#233;rite bien d'&#234;tre qualifi&#233;e d'un &#233;v&#232;nement historique. Elle l'&#233;tait, ainsi que l'a constat&#233; dans ses conclusions le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la FSM, Pierre Gensous, par le fait qu'elle se tenait au moment du centi&#232;me anniversaire de la Commune, par le fait aussi qu'elle se tenait, pour la premi&#232;re fois depuis 20 ans, sur le sol qui a vu na&#238;tre la FSM. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 21 avril, les membres du Bureau de la FSM ont assist&#233; &#224; une soir&#233;e comm&#233;morative en l'honneur de la Commune de Paris, organis&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration G&#233;n&#233;rale du Travail dans l'imposante salle Pleyel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ALLOCUTION DE PIERRE GENSOUS Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la FSM&lt;/strong&gt; (Texte int&#233;gral)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Chers camarades,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, permettez-moi de vous transmettre les salutations les plus chaleureuses et les plus fraternelles de la F&#233;d&#233;ration Syndicale Mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En associant la FSM &#224; l'hommage que nous rendons ce soir &#224; la Commune de Paris, nous voudrions &#233;voquer tout particuli&#232;rement la profonde signification internationale du fait historique que nous comm&#233;morons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, la grande importance de la Commune de Paris consiste &#233;galement en son profond caract&#232;re international, en son aspiration vers la fraternit&#233; des travailleurs du monde entier, vers la paix entre les peuples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premi&#232;re exp&#233;rience de prise de pouvoir par les travailleurs, ses prolongements all&#232;rent bien au-del&#224; des fronti&#232;res fran&#231;aises. Les r&#233;volutionnaires en tir&#232;rent des enseignements ayant une valeur g&#233;n&#233;rale et internationale. En effet, il est ind&#233;niable que les succ&#232;s, les erreurs, les faiblesses de la Commune ont constitu&#233; un pr&#233;cieux apport pour le mouvement ouvrier international sur le chemin de la lutte contre l'exploitation et l'oppression capitalistes, pour le triomphe du socialisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce caract&#232;re international s'illustra aussi, &#224; l'&#233;poque, par le grand mouvement de solidarit&#233; internationale, qui entourait la Commune et dans le fait qu'elle a ralli&#233; &#224; son combat de nombreux &#233;trangers, qui furent&lt;strong&gt; &#8216;'admis, selon la vieille expression de Marx, &#224; l'honneur de mourir pour une cause immortelle''.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commune est donc la premi&#232;re exp&#233;rience, sur le plan international, de l'&#233;tablissement d'un pouvoir ouvrier. Avec la Commune, une nouvelle classe &#8211; le prol&#233;tariat &#8211; entrait dans l'ar&#232;ne politico-sociale, comme une force dirigeante et, malgr&#233; tous les obstacles, dans les conditions extr&#234;mement difficiles de l'&#233;poque, prenait en mains, pour la premi&#232;re fois dans l'histoire, le destin du pays ; luttant pour sa propre &#233;mancipation, il luttait aussi pour l'&#233;mancipation de la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re de l'exploitation et de l'esclavage. C'est la premi&#232;re exp&#233;rience de la Commune, son trait le plus sp&#233;cifique, c'est-&#224;-dire son caract&#232;re prol&#233;tarien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis que le prol&#233;tariat existait en tant que classe, il participait, dans les premiers rangs, &#224; tous les &#233;v&#232;nements r&#233;volutionnaires, mais ses efforts &#233;taient exploit&#233;s par la bourgeoisie, qui l'avait toujours frustr&#233; de ses victoires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il en fut ainsi jusqu'&#224; la Commune. Lissagaray, l'historien de la Commune dit &#224; ce propos : &#8216;'En 1830, en 1848, en 1870, le peuple escaladait l'H&#244;tel de Ville pour le c&#233;der presque aussit&#244;t aux d&#233;robeurs de victoires. En 1871, il y reste, refuse de le rendre et pendant plus de deux mois, administre, gouverne, m&#232;ne au combat la cit&#233;&#8230;'' Mais il ne suffit pas de se rendre au pouvoir, et d&#232;s le premier jour, se pose la question de son contenu. La Commune fait surgir une nouvelle forme d'&#233;tat &#224; caract&#232;re socialiste, tendant &#224; extirper les bases &#233;conomiques sur lesquelles se fondent l'existence des classes, donc la domination de classes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l&#224; un fait historique fondamental de l'exp&#233;rience, avort&#233;e certes, mais toujours valable de la Commune, un apport, &#224; beaucoup d'&#233;gard d&#233;cisif, pour le mouvement ouvrier international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commune a ouvert la voie, du fait qu'elle fut un r&#233;gime o&#249; la classe ouvri&#232;re jouait un r&#244;le d&#233;terminant et elle est la premi&#232;re r&#233;volution qui se soit fix&#233;e pour t&#226;che d'instaurer le socialisme, m&#234;me si l'id&#233;e du socialisme qu'avaient nombre de communards &#233;tait influenc&#233;e par des conceptions d&#233;pass&#233;es par la vie ; elle eut l'immense m&#233;rite de poser en termes concrets les probl&#232;mes de la r&#233;volution &#233;conomique et sociale. Tout ceci est exprim&#233; par les mesures politiques et sociales appliqu&#233;es par la Commune.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les vieilles id&#233;ologies s'effondraient et une conception plus clairvoyante des buts et de la pratique r&#233;volutionnaire s'imposait dans les faits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Premier exemple de gouvernement prol&#233;tarien, la Commune a &#233;t&#233;, par vote de cons&#233;quence, une source irrempla&#231;able pour &#233;laborer les principes de la strat&#233;gie et la tactique du mouvement ouvrier international. Les le&#231;ons de la Commune tir&#233;es par Marx et L&#233;nine, ont aid&#233; &#224; la victoire historique de la R&#233;volution d'Octobre en Russie, qui a permis l'&#233;dification victorieuse du premier Etat socialiste dans le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	La lutte h&#233;ro&#239;que des communards parisiens fut l'incarnation de l'internationalisme prol&#233;tarien. Il est donc normal et l&#233;gitime que l'&#233;v&#232;nement soit c&#233;l&#233;br&#233; par les travailleurs du monde entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Le rappel du caract&#232;re international de la Commune n'est pas inutile au moment o&#249; certains voudraient en donner une image d&#233;form&#233;e et amenuiser sa v&#233;ritable signification.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Il en est ainsi de ceux qui tentent de pr&#233;senter la Commune comme le simple sursaut d'un sentiment national, foul&#233; aux pieds par le gouvernement de l'&#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Certes, il y a dans la Commune, comme &#233;l&#233;ment important, une manifestation &#233;vidente de patriotisme, qui am&#232;ne &#224; une prise en charge de l'int&#233;r&#234;t national face &#224; la trahison des classes dirigeantes ; ce sont les ouvriers, en tant que classe, qui refusent de s'incliner devant la Prusse de Bismarck, mais face &#224; la bourgeoisie fran&#231;aise qui trahit, ils se proposent une autre t&#226;che, impr&#233;gn&#233;e d'un caract&#232;re de classe : renverser le capitalisme. Face &#224; cette prise de conscience par les travailleurs de leurs possibilit&#233;s, &#233;clate au grand jour la grande peur des poss&#233;dants, la grande peur de la bourgeoisie fran&#231;aise et internationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Les travailleurs parisiens sont mitraill&#233;s, non seulement par les troupes prussiennes, mais aussi par celles du gouvernement, qui s'entend avec Bismarck, qui scelle une alliance avec l'agresseur. &#8216;'Plut&#244;t Bismarck que la Commune'', tel &#233;tait leur mot d'ordre, comme quelques d&#233;cennies plus tard, d'autres forces dirigeantes, appartenant &#224; la m&#234;me classe, s'&#233;criaient : &#8216;'Plut&#244;t Hitler que le Front Populaire''.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	La Commune fut donc un mouvement &#224; caract&#232;re national, et de classe, dans la mesure o&#249;, apr&#232;s la trahison de la bourgeoisie, il s'est av&#233;r&#233; n&#233;cessaire, pour la classe ouvri&#232;re alli&#233;e &#224; la petite bourgeoisie, de prendre en main le destin de la nation trahie et que la lutte pour la lib&#233;ration nationale s'est intimement li&#233;e &#224; celle pour la lib&#233;ration des travailleurs de l'exploitation capitaliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Le fait que la Commune mettait en cause les fondements de la soci&#233;t&#233;, ses r&#233;percussions allaient bien au-del&#224; des fronti&#232;res de la France. La bourgeoisie internationale ne s'y &#233;tait pas tromp&#233;e, la classe ouvri&#232;re non plus. De nombreux &#233;trangers prirent part &#224; la Commune, comme Frankel, l'ouvrier hongrois, qui fut l'un des militants les plus actifs de l'Internationale et Ministre du Travail pendant la Commune. C'est justement &#224; son &#233;gard que la Commune adoptait le 31 mars, la d&#233;cision suivante : &#8216;'Consid&#233;rant que le drapeau de la Commune est celui de la R&#233;publique universelle, consid&#233;rant que toute cit&#233; a le droit de donner le titre de citoyen aux &#233;trangers qui la servent, la Commission est d'avis et vous propose l'admission du citoyen Frankel''. Aux c&#244;t&#233;s de Dombrowski et Wroblewski, Chefs militaires des plus capables, lutt&#232;rent 300 autres Polonais. Avec Amicase Cipriani, compagnon d'armes de Garibaldi, combattirent aussi de nombreux Italiens ; une des dirigeantes les plus &#233;minentes du mouvement des femmes &#233;tait la r&#233;volutionnaire russe Elisabeth Dimitrieff. 237 Belges furent arr&#234;t&#233;s &#224; la fin de la Commune et tant d'autres qui, venus de tous les pays, se sont retrouv&#233;s &#233;troitement solidaires aux c&#244;t&#233;s des communards dans la lutte et face &#224; leurs assassins versaillais, car la cause de la Commune &#233;tait aussi leur propre cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commune suscita &#224; travers l'Europe et le monde un extraordinaire mouvement de solidarit&#233;, brillant exemple de l'internationalisme prol&#233;tarien. A l'appel de la Premi&#232;re Internationale, les travailleurs de nombreux pays prirent la d&#233;fense des communards.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	En Allemagne, la Commune fut courageusement d&#233;fendue. Des gr&#232;ves &#233;clataient en Hongrie, des manifestations de masse eurent lieu, ainsi qu'en Angleterre et en Belgique. D'autres manifestations et actions de solidarit&#233; se d&#233;roul&#232;rent en Italie et dans d'autres pays, actions d'importance diverse, suivant la maturit&#233; du mouvement et la force des id&#233;es du socialisme. Ce fut &#233;galement le cas en Alg&#233;rie, soumise &#224; la domination coloniale fran&#231;aise, o&#249; &#233;clata une insurrection nationale, favoris&#233;e par les &#233;v&#232;nement de France. Elle s'&#233;tendit en grande partie au pays et les insurg&#233;s s'empar&#232;rent de plusieurs centres, bloquant les garnisons fran&#231;aises. Si l'insurrection n'a pas pu vaincre, elle a montr&#233;, pour la premi&#232;re fois, l'int&#233;r&#234;ts communs des peuples coloniaux et celui de la m&#233;tropole dans leur lutte contre la bourgeoisie r&#233;actionnaire, leur ennemi commun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Toute une classe sociale, par del&#224; les fronti&#232;res, se reconnaissait dans la Commune, qui eu ainsi une influence directe sur le d&#233;veloppement ouvrier syndical r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	La Commune fut &#224; l'origine d'un bond en avant dans le rayonnement des id&#233;es du socialisme et dans l'organisation du prol&#233;tariat. On peut affirmer que la Commune fut un v&#233;ritable berceau du mouvement syndical r&#233;volutionnaire, avec des buts pr&#233;cis et une plus forte organisation dans chaque pays, plus structur&#233;e qu'auparavant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Alors que s'achevait l'effroyable r&#233;pression, Thiers triomphant proclamait : &#8216;'on ne parle plus de socialisme et l'on fait bien&#8230; Nous sommes d&#233;barrass&#233;s du socialisme&#8230;'' Paroles proph&#233;tiques, s'il en fut, bien dignes de la perspicacit&#233; de cet individu sans scrupules et sans honneur. Mais dans ce moment m&#234;me, dans Paris, qui n'en finissait plus d'enterrer ses cadavres, alors que l'on fusillait encore les derniers martyrs de la Commune, un communard &#233;chapp&#233; de la tuerie, fait jaillir de son c&#339;ur des strophes vengeresses et de confiance lumineuse en l'avenir. Il avait pour nom POTTIER ; il appelle sa chanson &#8216;'l'Internationale''. Elle le devint effectivement. Et de quelle fa&#231;on. Elle fut et reste toujours de tous les combats de la classe ouvri&#232;re. Elle est chant&#233;e dans tous les pays et dans toutes les langues du monde. Elle est devenue l'hymne de tous les travailleurs du monde entier. Non ! Thiers ne fut pas &#8216;'d&#233;barrass&#233; du socialisme'', ses successeurs encore moins. Bebel avait raison, lorsque le 29 mai 1871, il d&#233;clarait devant le Reichstag allemand : &#8216;'La lutte &#224; Paris est une bataille men&#233;e par un d&#233;tachement d'avant-garde peu nombreux, mais dans quelques dizaines d'ann&#233;es, le cri de guerre du prol&#233;tariat parisien : guerre aux palais, paix aux chaumi&#232;res, mort &#224; la mis&#232;re et &#224; l'oisivet&#233;, sera celui du prol&#233;tarien europ&#233;en''.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Malgr&#233; les pr&#233;visions de Thiers, cinq ans apr&#232;s la Commune, le socialisme se remet du coup qui l'avait frapp&#233;. Les tribunaux militaires faisaient encore le proc&#232;s des communards, lorsqu'en 1876, le Premier Congr&#232;s Ouvrier se r&#233;unit &#224; Paris. Quelques ann&#233;es plus tard, nait le Parti Socialiste. Des Parti Socio-d&#233;mocrates se form&#232;rent en Europe et aux Etats-Unis. Tous ces partis, toutes les tendances du socialisme se sentent unis et solidaires sous le drapeau glorieux de la Commune. Pour toutes ces raisons, la Commune restera immortelle et la propri&#233;t&#233; du mouvement ouvrier international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	46 ans plus tard, le r&#234;ve g&#233;n&#233;reux des communards trouvait, en Russie une application d&#233;finitive et concr&#232;te avec la R&#233;volution d'Octobre. Symboliquement, le drapeau de la Commune, noirci de poudre et trou&#233; de balles, qui flotta sur une des derni&#232;res barricades &#224; Belleville et qui enveloppa le corps de L&#233;nine, marque cette alliance indissoluble entre 1871 et 1917. Quelques ann&#233;es encore et voici que naissent et prosp&#232;rent d'autres pays socialistes. D'autres victoires se pr&#233;parent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Oui ! Le po&#232;te avait raison : &#8216;'La Commune n'est pas morte''. Elle est plus vivante que jamais dans l'action de millions et de millions de travailleurs dans tous les continents, construisant le socialisme, ou luttant contre l'exploitation capitaliste, contre l'imp&#233;rialisme et le colonialisme, pour la d&#233;mocratie et le progr&#232;s social, pour le socialisme et un avenir de Paix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;VIVE LA COMMUNE ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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